Robotisation

Le recours à la mécanisation/robotisation : vers une optimisation de la supply chain ?

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Un temps cantonnée au monde industriel, la robotique commence à intéresser le secteur de la logistique. Dans quelles mesures la robotisation et la mécanisation de la chaîne d’approvisionnement peuvent-elles être bénéfiques à l’ensemble des acteurs ?

Pour faire face aux exigences de réduction des coûts, et respecter la réglementation sur la pénibilité de travail des manutentionnaires (charge maximale à porter, horaires et conditions de travail…) les responsables logistiques envisagent le recours à la robotisation. Cependant, ces solutions ne doivent pas signifier pour autant la disparition de l’action humaine. En effet, pour que la robotisation fonctionne, il est impératif qu’elle s’appuie sur une interopérabilité sans faille et un contrôle des données.
GS1 a lancé un groupe de travail, auquel participent des distributeurs, des industriels et des prestataires logistiques. L’enjeu des travaux est de faciliter la robotisation des opérations logistiques en favorisant :

  • L’interopérabilité des process : la robotisation nécessite une rigueur accrue car ces machines ont une capacité d’adaptation limitée. Il est donc nécessaire d’établir des bonnes pratiques entre partenaires afin d’optimiser le fonctionnement des robots et de limiter les erreurs ou blocages liés à des situations inconnues ou jugées incohérentes par les machines (comme par exemple, un intercalaire mal disposé sur une palette).
  • L’interopérabilité des marchandises : les robots sont conçus pour fonctionner avec certains types de conditionnements et certaines contraintes de préhension. Souvent les marchandises ayant un format atypique ne peuvent pas être traitées automatiquement par des systèmes robotisés et nécessitent une intervention humaine.
  • L’interopérabilité des solutions : La compatibilité des machines et des systèmes informatiques est indispensable à la bonne optimisation globale du système.

Dans ce groupe de travail, les acteurs ont rédigé un guide des bonnes pratiques logistiqueslogistiques pour la robotique interopérable.

Ce guide vise à répondre aux besoins suivants :
1. Comment constituer ma palette de sorte qu’elle puisse répondre aux exigences des entrepôts robotisés et non robotisés ?
2. A quelles spécifications techniques doivent répondre mes colis pour que ceux-ci puissent être manipulés dans un entrepôt robotisé ?
3. Quelles données relatives à mes colis transmettre à mes partenaires logistiques dont les systèmes sont robotisés ?