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Dossier : Santé

Rattraper le retard

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Les réflexions autour de l’optimisation logistique en milieu hospitalier sont encore assez récentes. Mais depuis quelques années, les initiatives prises dans ce domaine se multiplient. Le point avec François Bisch, Responsable logistique au Chu de Dijon, Président de la Commission Logistique Hospitalière de l’Aslog.

François Bisch, comment expliquer le retard pris dans la mise en place d’organisations logistiques en milieu hospitalier ?

Nous constatons effectivement un décalage dans le temps par rapport aux évolutions qu’ont pu connaître les entreprises industrielles et commerciales il y a une quinzaine d’années. Plusieurs raisons expliquent ce décalage. Tout d’abord, les hôpitaux vivaient de façon très autonome, avec quasiment pour chacun une organisation spécifique.

    De plus, l’hôpital est un conglomérat d’unités de soins, à la différence d’une entreprise industrielle qui est beaucoup plus homogène, donc par définition, plus facile à réorganiser. Ce poids historique est très lourd et souvent source d’inerties fortes. Enfin, les Centres Hospitaliers sont des établissements de taille importante.

À Dijon, par exemple, nous avons 6 000 collabora-teurs. Cela génère des flux très nombreux, difficiles à optimiser. Je pense que les problèmes d’organisation sont plus liés à la taille des établissements qu’à leur statut juridique.
De plus, l’hôpital est un conglomérat d’unités de soins, à la différence d’une entreprise industrielle qui est beaucoup plus homogène, donc par définition, plus facile à réorganiser. 
François Bisch, CHU de Dijon

Ce poids historique est très lourd et souvent source d’inerties fortes. Enfin, les Centres Hospitaliers sont des établissements de taille importante. À Dijon, par exemple, nous avons 6 000 collaborateurs. Cela génère des flux très nombreux, difficiles à optimiser. Je pense que les problèmes d’organisation sont plus liés à la taille des établissements qu’à leur statut juridique.

Mais aujourd’hui, dans le domaine de la santé publique, on voit apparaître un certain nombre de contraintes, budgétaires notamment, qui nous poussent à réfléchir à une optimisation globale, à raisonner en termes de projets communs, transversaux qui passent par une mise en commun des besoins et des ressources.



Quelles initiatives ont été engagées ces dernières années ?

Dès 2000, nous avons créé une Commission Logistique Hospitalière au sein de l’Aslog en partenariat avec GS1 afin de réfléchir à ces problématiques d’organisations globales. Nous avons aussi organisé des rencontres avec nos différents interlocuteurs, logisticiens d’hôpitaux, pharmaciens, fournisseurs… afin de connaître les besoins et les contraintes de chacun. Parallèlement, nous avons créé une définition de la logistique hospitalière qui se rapproche d’ailleurs de celle de la logistique globale, afin de définir ses périmètres d’intervention et ses objectifs.

Elle consiste en la gestion des flux de patients, de matières, de services et d’informations qui s’y rattachent, du fournisseur au bénéficiaire à un niveau défini de performance, au service de la qualité et de la sécurité des soins prodigués au patient.

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