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Traçabilité à l'hôpital

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Tracer pour améliorer la sécurité du patient, donner de la visibilité sur la chaîne logistique pour maîtriser les coûts, tels sont les objectifs poursuivis par l’adoption d’un langage commun dans le secteur de la santé. Identifier les produits, les instruments, les acteurs et les patients quand cela est nécessaire, échanger de façon standardisée des données pour mieux approvisionner, délivrer et tracer, c’est ce qu’apportent les standards GS1.

Après plusieurs années de sensibilisation auprès des différents acteurs du secteur des produits de santé en France, les premières réalisations intéressantes commencent à apparaitre.

Tout d’abord le décret en faveur de l’identification des médicaments avec l’obligation pour janvier 2011 de voir sur les boites vendues en officines et à l’hôpital le code AMM sur 13 caractères, le numéro de lot et la date de péremption dans un code GS1 Datamatrix. Ce décret va permettre d’enclencher un processus de marquage par code à barres des médicaments et ainsi d’assurer leur traçabilité. Il va également permettre de favoriser le marquage des dispositifs médicaux selon les mêmes règles.

Aujourd’hui on estime qu’environ 80% des unités de livraisons de dispositifs médicaux à l’hôpital sont identifiées à l’aide des standards GS1. Ce chiffre est intéressant car il indique aux gestionnaires de stocks qu’ils peuvent enfin envisager la lecture optique pour la gestion de leur stock, des numéros de lot et des dates de péremption.

En parallèle, des applications commencent à voir le jour pour l’identification des immobilisations à l’aide du GRAI – code d’immobilisation retournable, aussi bien pour les livraisons de glacières des produits du sang que des armoires dans les unités de soins pour les dispositifs médicaux et le linge. 600 armoires sont aujourd’hui équipées de codes à barres GS1 128 et de puces RFID au CHU de Dijon.

Ces applications de traçabilité des flux à l’hôpital sont liées à la gestion des lieux. 6000 GLN ont donc été attribués par le CHU de Dijon, et le CHU de Toulouse est en cours de mise en place.
Le GRAI, associé au GLN permet donc de vérifier le circuit des glacières de produits sanguins à Toulouse et des armoires à Dijon avec une lecture optique des codes au départ et à l’arrivée.
L’identification des instruments de chirurgie devient également une priorité suite à la règlementation. Le CHU de Rouen a fait le choix très tôt d’utiliser les puces thermocollées (Infodot) quand le CHI d’Aulnay a préféré le marquage laser des instruments. A ce jour, presque tous les instruments (90 000 environ) sont identifiés de façon unitaire à Rouen et 7000 à Aulnay.

Enfin, les CHU ayant une plateforme logistique vont, dans le courant 2009 (Dijon et Nantes notamment), identifier l’ensemble de leurs livraisons internes vers les unités de soins à l’aide du SSCC et d’un message d’avis de livraison interne en respectant les normes du message DESADV de GS1. Une fois cette application généralisée en interne, ce sera au tour des fournisseurs d’envoyer un avis d’expédition électronique et d’apposer un SSCC sur l’ensemble de leurs livraisons courant 2010.


La Commission logistique Hospitalière - CologH

En partenariat avec L’ASLOG et sous la présidence de François Bisch – ancien responsable logistique du CHU de Dijon, cette commission est composée de logisticiens hospitaliers.
Sa mission est de proposer des solutions concrètes  aux établissements qui souhaitent améliorer leur organisation logistique et les outils de traçabilité interne.
Les travaux sont directement liés aux réflexions en cours de la CAL – commission achat logistique des CHU.

Pour plus d'information, contactez Valérie Marchand

Les éléments de traçabilité à l’hôpital

Dans le cadre de la CologH un document recensant les données nécessaires à la gestion de la traçabilité des processus et des produits à l’hôpital est disponible (voir publications santé).
Les différents processus liés au patient et à son séjour ont été modélisés de façon à faire apparaitre à chaque étape de la réalisation du processus, les données associées permettant d’en assurer la traçabilité. Ces données devront donc être intégrées dans le système d’information hospitalier pour améliorer la sécurité du patient.

Pour visualiser les éléments de traçabilité au CHU de Dijon pour les livraisons internes cliquez ici

Votre contact : Valérie Marchand

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