Table ronde

Comment évaluer sa performance au regard des externalités qu’elle engendre ?

#UEGS1France

Les énormes enjeux sociaux et environnementaux auxquels nous sommes confrontés nous obligent à repenser les outils de mesure de la performance des entreprises.

Temps de visionnage : 75 min


Participants 

  • Yannick BLANC, Président, Futuribles International
  • Fabrice BONNIFET, Directeur Développement Durable & Qualité, Sécurité, Environnement, Groupe Bouygues
  • François DEPREY, Président Exécutif, GS1 France
  • Julia FAURE, Co-fondatrice, Loom
  • Anne-Catherine HUSSON-TRAORE, Directrice Générale, Novethic
  • Philippe MOATI, Professeur agrégé d’économie à l’Université Paris-Diderot, co-fondateur de L’Observatoire Société et Consommation (L’ObSoCo).
  • Animatrice Gaëlle COPIENNE, journaliste

Le confinement a démontré de façon éclatante la valeur sociale forte de plusieurs acteurs de la société habituellement dans l’ombre de l’économie. Des acteurs qui, pour citer Yannick Blanc, ont « du mal à prouver la valeur qu’ils produisent ». Et sont donc souvent perçus comme des centres de coûts. Entreprises du facility management (nettoyage, sécurité, logistique), associations de bénévoles et services publics (hôpitaux et écoles) sont pourtant montés en première ligne pour remplir les fonctions vitales de nos sociétés.

Notre façon d’évaluer la performance d’une unité économique présente un autre défaut majeur. Elle néglige les externalités négatives causées par son activité. La comptabilité mesure l’augmentation de la richesse mais pas la contribution à l’augmentation de maladies professionnelles ou à l’épuisement de ressources naturelles…

Compter ce qui compte vraiment

Puisqu’il semble acquis que la performance telle qu’on la mesure repose sur des indicateurs incomplets voire « dépassés » – le PIB pour les états, le chiffre d’affaires et la rentabilité pour les entreprises – par quoi peut-on les remplacer ? Un nombre croissant d’entreprises affichent des indicateurs écologiques, à commencer par leur bilan carbone. Julia Faure est réservée sur le sujet. « On peut fabriquer des vêtements avec un bilan carbone très bas mais qui se déchirent dès la première utilisation ! », prévient-elle. L’entrepreneuse, dont la marque Loom promet « des vêtements de qualité qui durent », plaide plutôt pour un bilan carbone rapporté aux nombre d’années d’utilisation du produit. Mais les externalités ne se limitent pas aux émissions de CO2 ! Défenseur d’une approche globale, Fabrice Bonnifet milite pour la « comptabilité en triple capital ». Cette nouvelle méthode entend intégrer largement ces fameuses externalités afin de compter ce qui compte vraiment.



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