Le code à barres, toujours garant de la performance commerciale

Standards : Code à barres, Codification / Identification

  • Vendredi 27 novembre 2015
  • Types de documents : Communiqués de presse
  • Secteurs d'activités : Distribution, Fruits et légumes
  • Enjeux : Divers, Traçabilité/Logistique

GS1 France, avec l’Institut IRI, renouvelle son étude sur la qualité de lecture des codes à barres en magasin. Les résultats sont une nouvelle fois très bons et démontrent que marques et enseignes ont bien compris le rôle critique que joue le code à barres dans le pilotage de leur activité commerciale. Cependant, de petites erreurs sur ces codes à barres peuvent avoir des conséquences réelles pour le magasin et les consommateurs. Heureusement, des pistes d’amélioration existent.

Les résultats sont une nouvelle fois très bons et démontrent que marques et enseignes ont bien compris le rôle critique que joue le code à barres dans le pilotage de leur activité commerciale. Principal constat de l’édition 2015 de cette étude, les chiffres demeurent très bons. Avec 99,51% d’articles passant en caisse sans problème, à comparer aux 99,54% de l’étude 2013, rien à signaler de ce côté-là. « Depuis 2006, date de la première étude, les industriels et distributeurs ont su engager les actions nécessaires pour améliorer significativement la qualité des codes à barres (résultat de l’étude 2006 : 98,1%). Avec le support de GS1, ils ont corrigé un grand nombre d’erreurs. » précise Xavier Barras, Directeur des Opérations chez GS1 France.

Lorsque l’on sait que la disponibilité et la diversité de l’offre en magasin s’appuient sur ces petites barres présentes sur tous les produits, on ne peut être que rassuré par ces résultats positifs. La lecture du code à barre permet en effet de répondre à grand nombre de besoins : suivre l’évolution des ventes, du CA et des marges, décider du réapprovisionnement, se positionner sur son marché, cibler des retraits/rappels… Les efforts engagés collectivement et individuellement par les marques et les enseignes leur permettent de disposer d’un outil performant pour piloter leurs activités et leurs relations. Avec l’explosion de l’utilisation des Smartphones, les codes à barres, sous leurs formes les plus diverses (Codes à barres 1D, 2D - QR Code…) sont régulièrement utilisés par les consommateurs pour accéder à de l’information produit.

Ces bons résultats ne doivent cependant pas faire oublier que des améliorations sont encore possibles. 0,49% des produits rencontrant un problème lors de l’acte d’achat, cela semble peu, mais ramenés aux millions de produits passant en caisse chaque année, les impacts peuvent être significatifs.

Charges plus importantes et possible perte de chiffre d’affaires

Ainsi, le temps nécessaire pour résoudre un problème de code à barres augmente significativement. Là où il fallait 24 secondes en 2013, il en faut maintenant 33.
Autre constat, le taux d’abandon d’achat progresse. En 2006, un produit sur cent était abandonné par le consommateur lorsqu’il présentait des difficultés de lecture. Ce taux d’abandon est maintenant de 5%. Il monte à 10% dans le cas du self check out. La qualité des codes à barres  reste donc un élément de base pour satisfaire les attentes de rapidité et de simplicité des clients !

Que peuvent faire les magasins et les marques ?

L’étude montre que dans la très grande majorité des cas, industriels et distributeurs maitrisent bien la qualité du code à barres. Le peu de problèmes restant sont majoritairement liés à une mauvaise impression des codes à barres. Quelques solutions simples et accessibles existent pour limiter ces erreurs.

Les produits préemballés représentent 71% des problèmes rencontrés. Même s’il est toujours possible d’être assez créatif concernant l’intégration du code à barres dans le packaging, toutes idées un peu nouvelles telles que forme spécifique, réduction de la hauteur du code, couleurs inhabituelles ou positionnement proche des arêtes doivent être étudiées avec attention. Il est toujours préférable de traiter ces problèmes de qualité lors de la phase de conception du packaging. « Le service technique de GS1 France, avec plus de 10 000 appels par an, accompagne les entreprises pour les conseiller sur ce sujet. En ayant quelques réflexes simples, il est possible d’améliorer encore le taux de lecture » note Xavier Barras. « Pour éviter tout désagrément au consommateur, il est même possible d’obtenir un certificat de conformité de ses codes à barres une fois imprimés, en faisant appel aux services de notre laboratoire Qualicode. »

Les 29% restant trouvent leur origine en magasin. Particulièrement concernés, les systèmes de pesée. Ces derniers représentent 16% des produits à problème, contre seulement 7% en 2013 et 2% en 2011. Une maintenance et un contrôle plus réguliers des machines de pesée-étiquetage devraient permettre de réduire rapidement ce chiffre.

La qualité du code à barres, c’est d’abord la satisfaction du consommateur

Alors que la guerre des prix et la multiplication des canaux de distribution redessinent le paysage du commerce, il serait dommage que les efforts de fidélisation et de satisfaction des consommateurs se trouvent contrariés par ces quelques barres et espaces. Malgré ses 40 ans passés, le code à barres reste au cœur de la connaissance des marchés et du pilotage de l’approvisionnement des magasins en déclenchant plus de 5 milliards de « bip » par jour dans le monde lors de son passage en caisse.

Son adoption massive par le monde du eCommerce démontre également qu’il est l’une des clés de la valorisation de l’offre et qu’il reste le point de jonction entre le monde digital et le monde réel ! Fort de ces résultats, GS1 France continue de travailler dans cette voie, en assurant son rôle de concertation et de coordination auprès de ses adhérents et acteurs du commerce. Une démarche fructueuse qui continue de viser un résultat proche de l’excellence.

Vigilance sur le self scanning
Inauguré dans les super et hyper français au début des années 2000, ce type de caisse a fait l’objet, pour la première fois, d’un éclairage particulier. Sur les 1361 caddies passés en self-scanning lors de cette étude, 12% d’entre eux ont rencontré un problème en caisse. Même si ce chiffre peut être expliqué par le nombre moyen d’articles plus élevé que ceux observés sur les caisses traditionnelles et de self check-out, la conséquence pour le client est la même. Lorsque l’on sait que le self scanning est plutôt utilisé par les CSP+ et qu’il représente une part significatif du CA magasin rapporté au nombre de clients, une vigilance toute particulière doit être apportée à la qualité de l’expérience client !

Si vous souhaitez consulter cette étude, merci d'envoyer un email à : julien.hutton@gs1fr.org