Pour une traçabilité des produits financiers Une solution mondiale confirmée pour les institutions financières

Standards : Codification / Identification

  • Dimanche 17 avril 2011
  • Types de documents : Communiqués de presse
  • Enjeux : Traçabilité/Logistique

"Le vide et la carence des données compliquent toute évaluation de la source et de la magnitude des risques systémiques ainsi que celle du réseau très complexe des interactions au sein du système financier. "
Jean-Claude Trichet, Président, Banque centrale européenne,
Allocution rapportée par Reuters, Madrid, Espagne 13 mai 2011

 

Aujourd'hui il n’existe aucun système universel d’identification des produits financiers

Après avoir survécu à la crise financière mondiale de 2008, de nombreux PDG ont réalisé qu’il leur incombait tout autant qu’aux institutions financières de prévenir tout effondrement financier. Au cours de la crise, les actionnaires ont perdu confiance, les entreprises ont rencontré des difficultés à obtenir des prêts auprès des banques, les entreprises publiques n’étaient plus capables ni de mobiliser des fonds ni d’émettre des effets et les utilisateurs professionnels des marchés de couverture ont été priés de fournir d’importantes sommes supplémentaires en espèces à titre de marge ou de collatéral.

 
Il est apparu clairement après la faillite de Lehman et des nombreux sauvetages d’institutions financières par les gouvernements que les législateurs ne disposaient d’aucun moyen d’évaluer de manière globale le système financier ou le risque que représentait la contrepartie.
Il n’existait aucun système universel d’identification de l’industrie des services financiers, et par conséquent, aucune vue d’ensemble globale des participants et des produits financiers.
Ce qui est assez surprenant lorsque l’on pense à l’ère de l’information dans laquelle nous vivons, aux considérables sommes d’argent en jeu et au fait que les autres industries mondiales, telles que le commerce de détail, l’alimentation, l’industrie d’aval, les soins de santé et la fabrication utilisent des identifiants uniques de produit et de fabricant sous forme de codes-barres depuis des années.

A l’occasion de leur Assemblée Générale, les industriels des produits de grande consommation et les distributeurs membres du Board de GS1, s’accorderont pour la première fois, sur le déploiement international d’une infrastructure permettant à chaque consommateur de s’informer et d’interagir avec les produits.
Cette décision vient consolider la relation de confiance entre l’industrie et le consommateur. Elle constitue aussi une nouvelle étape dans le développement de l’Internet des Objets en France et dans le Monde.

D’un point de vue plus prospectif, elle ouvre la porte à une multitude de services et d’usages nouveaux permettant d’améliorer le confort et la sécurité des consommateurs.
Les enjeux de ce grand rendez-vous seront présentés notamment à travers 3 démonstrations étonnantes et innovantes lors d’un point presse mardi 17 mai, à 15h00.

 

Une infrastructure pour plus de transparence dans les transactions…

 
Pourtant une disposition peu connue, voire ignorée, de la loi Dodd-Frank, de l’Office of Financial Research (OFR), placée sous l’autorité du Trésor américain et soutenu par le Comité Européen des Risques Systémiques - CERS ou European Systemic Risk Board - ESRB, a été prévue pour imposer un nouveau système d’identification aux entreprises.
L’approche suggérée, telle que stipulée dans la loi Dodd-Frank et approuvée actuellement par les associations professionnelles mondiales, est celle de l’auto-inscription qui prévoit que les sociétés et autres personnes actives sur les marchés financiers attribuent des identifiants à leurs propres entreprises conformément aux règles d’attribution élaborées et gérées par une autorité mondiale de normalisation des inscriptions. L’objectif des législateurs actuellement est d’établir une sorte de système d’identification à guichet unique, une structure universelle, unique, univoque pouvant être utilisée par tous, une structure nommée LEI (identifiant de l’entité juridique) par les législateurs.
Le LEI est un élément fondamental de la loi de la réforme législative de Dodd-Frank. Les LEI normalisés permettront aux législateurs d’acquérir plus de visibilité et ainsi de rassembler les informations relatives aux risques et de surveiller efficacement la contamination du risque systémique avant qu’une autre crise financière mondiale ne puisse avoir lieu. Les bénéfices accessoires mais importants que les membres de l’industrie financière peuvent en tirer sont d’une part la possibilité de réduire les importants frais d’infrastructure IT et la possibilité de surveiller efficacement le risque couru par leur propre entreprise. Enfin, tous ceux qui sont actifs sur les marchés financiers bénéficieront de la transparence des transactions financières.

 

L’expertise de GS1 au service de la traçabilité des produits financiers

 

Cette procédure ressemble à la procédure utilisée par l’industrie alimentaire, le monde de la santé et les biens de consommation emballés, qui prévoit que les fabricants inscrivent eux-mêmes leurs produits et le lieu de fabrication conformément à un système de normes géré par l’organisation mondiale GS1.

Un million et demi d’identifiants d’entreprise et quarante millions de codes de produits, uniques, univoques et universels, coexistent au sein de la chaîne d’approvisionnement des commerces et sont gérés par GS1. En vertu d’un modèle d’adhésion analogue, au sein duquel les pays et les entreprises endossent la responsabilité d’identification de leurs produits selon leur provenance.

GS1, épaulé par une alliance mondiale d’acteurs sur les marchés financiers, est prêt à appliquer ce même modèle dans la chaîne d’approvisionnement financière. Il dispose tant du cadre que de l’expérience et sait comment implémenter un tel système assez rapidement, sans que cela ne prenne des années contrairement à ce que tout le monde pense.

Outre le fait de satisfaire aux critères de la loi Dodd-Frank, à savoir être un organisme d’élaboration de normes reconnues au niveau international, GS1 est un acteur privé, sans but lucratif et neutre, administré par une fédération mondiale qui compte 1,5 million d’entreprises affiliées. Les normes GS1 sont conformes aux normes pertinentes, fixées par l’organisation internationale de normalisation (ISO), et sont reconnues par cette dernière.
GS1 en tant qu’organisation de normalisation de la chaîne d’approvisionnement, la plus grande au monde dispose d’une structure de gouvernance établie et acceptée ainsi que d’un cadre de mise en œuvre qui fonctionne tant au niveau des entreprises privées que publiques-privées à travers 150 pays. Elle existe depuis 40 ans et opère dans 25 secteurs industriels à l’échelle mondiale. GS1 souhaite offrir les meilleures pratiques du commerce du détail, des soins de santé et des industries de biens de consommation emballées et les appliquer aux services financiers, en collaboration avec l’industrie financière.

 

Le choix d’un système mondial d’identification décidé mi-juillet

 

C’est mi-juillet, que les législateurs parviendront à un consensus sur la meilleure approche à adopter. Le choix par les législateurs mondiaux d’un système mondial d’identification aura des répercussions importantes pour tous les acteurs sur les marchés financiers à l’échelle mondiale. Et tant qu’aucune approche n’est approuvée et mise en œuvre, nous demeurons vulnérables. Alors que les bénéfices engrangés par les institutions financières sont revenus aux niveaux datant d’avant la crise, le système financier n’est en théorie qu’à un doigt d’une faillite à la Lehman et par conséquent d’une autre crise mondiale.

Il en va de l’intérêt de toutes les sociétés de jouer un rôle actif dans l’élaboration de la meilleure voie à suivre, non seulement pour réduire le risque de leur propre entreprise, mais également pour prévenir toute autre crise financière.
M. Grody préside le “Financial InterGroup Holdings” et rédige régulièrement des articles sur l’inter-connectivité de la gestion des données et de la gestion du risque. M. Timothy Smucker est Chairman et co-PDG de JM Smucker Company et Emeritus Chairman de GS1.

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