La facture mixte ou la facture électronique pour tous

Depuis le début des années 2000, le taux d’adoption de la facture électronique n’a de cesse de progresser. Pour autant, force est de constater que cette adoption est lente et que, bien que certains secteurs se distinguent comme la grande distribution dont le taux atteint plus de 60% de factures échangées par EDI, ce chiffre est loin d’être représentatif.

En effet, le taux actuel d’adoption est estimé à 10% environ des 2 milliards de factures échangées en France.

Le constat est relativement simple : encadrée par une réglementation restrictive entre 2003 et 2013, la facture électronique s’est déployée dans des secteurs organisés pour son déploiement par EDI, excluant par là-même les petites entreprises. Et la loi de Pareto (80/20) a encore fait ses preuves puisque même dans ces secteurs, 20% des entreprises font 80% du volume de facturation.

Depuis plus d’un an, le Forum National de la Facture Electronique s’est saisi de ce sujet et travaille à la définition de spécifications techniques pour un format qui va réconcilier le monde de l’EDI et le monde de la facture papier. La facture mixte est en effet un format de facture lisible sous forme PDF (permettant un traitement visuel de la facture) contenant un minimum de données structurées jointes dans un format XML. Elle permet donc aux clients souhaitant automatiser leur process de réception de factures d’assurer, a minima, un contrôle de pied de facture.

GS1 France, qui a activement participé aux travaux du FNFE sur ce sujet, a décidé d’ajouter ce format au titre de ses standards.
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