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Publié le 27 avril 2026

Alstom gère près de 5 millions de numéros de série par an dans ses activités de production. Longtemps relevés à la main, ces identifiants critiques sont désormais scannés en quelques secondes grâce aux standards GS1.

Une transformation qui améliore la fiabilité de la donnée produit, réduit les coûts opérationnels et renforce l'interopérabilité de toute la filière ferroviaire.

Un contexte exigeant : la traçabilité comme impératif de sécurité

Dans l'industrie ferroviaire, chaque pièce critique (boggie, système de freinage, composant électronique) est associée à un numéro de série. Sa traçabilité n'est pas une option, c'est une exigence réglementaire et un facteur clé de confiance pour les opérateurs, les autorités et les voyageurs.


Pendant longtemps, Alstom relevait ces identifiants manuellement. Ce processus posait deux enjeux majeurs :

  • Un risque d'erreurs de saisie pouvant compromettre la fiabilité des données, et par extension, la sécurité ferroviaire dans un contexte où les volumes sont considérables.
     

  • Une charge de travail importante : avec 5 millions de numéros de série à relever chaque année, le poids opérationnel pesait lourd sur les équipes de production, au détriment de la qualité et de l'efficacité.

Un standard commun pour toute la filière

digital twin train

Face à ces enjeux, Alstom a choisi d'adopter les standards GS1 pour l'identification de ses pièces. Ce choix repose sur une réalité de terrain : les standards GS1 constituent déjà le langage partagé de la majorité des opérateurs ferroviaires et industriels, en France comme à l'international.

Opter pour ce cadre commun, c'est créer les conditions d'une interopérabilité réelle, c'est-à-dire la capacité de différents systèmes à échanger des données de façon fluide entre fournisseurs, sous-traitants et donneurs d'ordre.

C'est aussi réduire les frictions liées à la coexistence de formats hétérogènes dans la chaîne logistique.

 

 


De l'étiquette au système d'information : le projet en trois étapes

1
Définir un cadre commun

Alstom a élaboré, en collaboration avec les acteurs stratégiques de la filière, une expression de besoins commune pour ses fournisseurs. 

Des accords-cadres ont été négociés pour assurer une adoption harmonisée des étiquettes GS1.

2
Intégrer le standard dans le système d'information

Le standard GS1 a été connecté au système central de gestion des ressources d'Alstom avec le développement de capacités d'édition et d'impression des étiquettes directement à partir des ordres de fabrication.

Les opérateurs en ligne de production utilisent désormais des tablettes pour scanner les étiquettes GS1 : les données s'intègrent automatiquement, sans ressaisie.

3
Former les équipes

Une phase de formation a permis à l'ensemble des utilisateurs de s'approprier les nouveaux outils et processus, garantissant une transition efficace sur le terrain.


Des bénéfices concrets à chaque maillon
 

  • La suppression des saisies manuelles a mécaniquement réduit les erreurs, amélioré la qualité de la donnée produit et libéré du temps opérationnel. 
  • Les informations sont désormais disponibles en temps réel, accessibles depuis le système d'information, et conformes aux exigences réglementaires de sécurité ferroviaire.

Au-delà des gains opérationnels, c'est la logique de collaboration qui a rendu ce projet possible : un standard partagé, adopté collectivement, au service de l'interopérabilité de toute la filière. 

Fournisseurs, sous-traitants et Alstom parlent désormais le même langage, celui de la donnée produit structurée et fiable.

80%


des pièces tracées équipées d’un identifiant GS1 sur le projet pilote TGV M.
 

5 millions


de numéros de série relevés chaque année dans ses activités de production de matériel neuf et de services.

5 minutes


économisées par scan par rapport à une saisie manuelle, soit des milliers d’heures économisées à l’échelle globale.

Rejoignez les Communautés d'Intérêt du Rail de GS1 France


Un lieu de partage d’expérience, d’expérimentation à travers des démonstrateurs ou des prototypes.

Les acteurs émettent également des recommandations sur la mise en œuvre pratique du déploiement des standards via des livrables documentaires, fruits de la réflexion commune des acteurs.